Grand Genève : rapprocher la recherche et l’entreprenariat

Grand Genève : rapprocher la recherche et l’entreprenariat
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Comment les PME peuvent-elles bénéficier des réseaux de recherche du Grand Genève ? C’est la question à laquelle a répondu un panel de spécialistes lors de la deuxième Table ronde du Grand Genève, mardi 12 juin 2018.

Le monde de l’entreprenariat peut grandement bénéficier d’une collaboration avec les laboratoires de recherche et vice-versa. C’est ce message qu’ont souhaité faire passer les intervenants présents lors de la deuxième table ronde du Grand Genève, consacrée à la recherche, dont l’Extension est partenaire.

Organisée le 12 juin à Archamps Technopole par la Chambre de commerce France Suisse (CCIFS), la CCI de Genève (CCIG), le pôle métropolitain du Genevois français, la République et Canton de Genève, la Maison de l’économie développement (Med) d’Annemasse et Archamps Technopole, cette table ronde a permis au public, composé de nombreux dirigeants de PME, de mieux comprendre les enjeux et de savoir comment bénéficier des réseaux de recherche du Grand Genève.

Les intervenants, issus des principales structures d’accompagnement françaises et suisses, ainsi que d’une entreprise ayant bénéficié des réseaux de recherche du Grand Genève pour se développer, ont inclus : Rania Al-Baroudi, directrice du Geneva Creativity Center (GCC), Samuel Constant, dirigeant et Co-fondateur d’Epithelix et d’OncoTheis (deux entreprises innovantes du secteur médical) ; Nicolas Forestier, vice-président de l’Université Savoie Mont-Blanc en charge de la valorisation et des relations laboratoires – entreprises; et Jean-Marc Hilfiker de l’Office de Promotion des Industries et des Technologies (OPI), conseil en entreprise et responsable de l’antenne cantonale platinn (plateforme innovation).

 

Bob Holland, qui a animé le débat, Rania Al-Baroudi, Samuel Constant, Nicolas Forestier et Jean-Marc Hilfiker. Crédit photo : Romain Fournier.

 

Plusieurs programmes pour aider les PME

Biotechs, medtechs, cleantechs, digital, intelligence artificielle, mécatronique appliquée… Nombreuses sont les filières d’avenir qui concernent les PME du Grand Genève qui souhaitent innover. Travailler sur ces sujets nécessite un accompagnement adapté et plusieurs possibilités en la matière sont proposées de part et d’autre de la frontière. Parmi les programmes permettant de bénéficier des réseaux de recherche, les intervenants ont cité ceux de l’Agence nationale de la recherche, mais aussi ceux de l’Union européenne, avec notamment Interreg, qui vise à promouvoir la coopération entre les régions européennes et le développement de solutions communes dans de nombreux domaines. Ils ont également cité le programme Horizon 2020, qui regroupe les financements de l’Union européenne en matière de recherche et d’innovation.

Par ailleurs, dans le Grand Genève, les laboratoires de l’Université Savoie Mont-Blanc développent une recherche partenariale avec les entreprises et les collectivités dans des domaines très variés. Différents type de contrats sont proposés pour répondre aux besoins des structures ainsi qu’à leur fonctionnement, avec plus de 130 contrats signés chaque année entre les laboratoires de l’université et des partenaires socio-économiques. Nicolas Forestier a notamment expliqué que les entreprises, qu’elles soient petites ou grandes, peuvent faire appel à des étudiants stagiaires, qui feront le le lien avec les laboratoires. « Il peut s’agir d’étudiants en licence ou même post-doctorants, ces derniers étant réservés pour des domaines pointus et précis. Entre les deux, il existe un nouveau dispositif, le DRI (Diplôme Recherche Innovation). Il permet à des étudiants de niveau master d’être embauché par l’entreprise pendant 12 à 18 mois pour développer une activité de recherche appliquée ».

Cependant, la collaboration entre les mondes de la recherche et de l’entreprise n’est pas toujours facile, selon Rania Al-Baroudi : « Il y a une question de culture et de timing qui diffère entre ces deux mondes. Les entreprises font face à la pression des marchés, alors que pour les écoles, ce n’est pas forcément le même rythme. On essaie de faire le pont afin de faire comprendre à chacun le point de vue de l’un et de l’autre ». Pour finir, Nicolas Forestier à insisté sur le fait que les partenaires doivent se rencontrer en amont pour définir les aspects administratifs, juridiques, mais aussi pour établir les questions de propriété intellectuelle.

Romain Fournier

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